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    4/26/2006

    Peur d'"eux" pour elle

    Concilier son envie de s'habiller en lolita et ma hantise qu'on lui fasse du mal. Lui dire que non, désolée, elle n'aura pas de string à 10 ans et surtout pas apparent au-dessus d'un pantalon taille basse. Argumenter que oui, les petites copines ont le droit, mais que les petites copines ne sont pas mes filles. Lui expliquer que sa baby-sitter Amandine est très belle habillée en Betty Boop mais qu'elle a une "maturité" qu'elle même n'a pas (mais tu sais 'dine que je te surveille du coin de l'oeil...). Et râler quand elle se déhanche en marchant.
     
    Elle n'est plus un bébé ok.
     
    Et pourtant... Continuer de l'appeler "ma puceronne", comme si la magie d'un mot pouvait retarder l'échéance qui la pousse à devenir ado en même temps que germent mes premiers cheveux blancs. La blottir contre moi pour lui faire des papouilles dans le cou, parce que bébé elle aimait tellement ça que cela l'infantilise encore un peu...
     
    Elle devient grande, elle m'échappe.
     
    Mais... Ouvrir des yeux tous ronds quand elle me dit que son "amoureux" du moment a 14 ans. Savoir lui expliquer les abus sexuels sans virer dans la psychose. Lui raconter les messieurs méchants sans la dégoûter de la gente masculine.
     
    Juste... juste pour qu'elle n'ai pas ma naïveté et que jamais on ne lui vole son innocence...
     
    4/25/2006

    J'en ai rêvé cette nuit...

    Trois fournisseurs qui nous ont déjà prouvé leur compétence, trois entreprises à la renommée mondiale, trois contacts qui bossaient déjà quand moi je jouais au légo.
    Keep cool Frède... Rendors-toi, tout baigne...
     
    Trois livraisons à faire, trois suivis de commande, trois transporteurs à gérer.
    Keep cool Frède... Rendors-toi, tout baigne...
     
    Trois jeux de documents à produire, trois bateaux à réserver, trois contrôles à faire...
    Keep cool Frède... Rendors-toi, tout baigne...
     
    Et ce matin...
     
    Un moteur d'une tonne perdu entre l'allemagne et les pays bas.
    Un jeu de 2'500 pièces détachées livré à la mauvaise adresse.
    Un container entier de produits périssables qui traine au milieu de l'océan.
    Frède, tu vas encore cauchemarder cette nuit...
      
    4/24/2006

    XY

    Son regard vicelard, ses réflexions déplacées, ses sourires entendus. Son désir comme une envie de me remettre dans le droit chemin de l'hétérosexualité.
     
    Mes tenues provocantes, mes réponses cinglantes, mon rejet de sa sexualité.  Mon homosexualité comme une castration, une injure à sa virilité, à sa toute-puissance de mâle.
     
    Il préfèrerait me savoir avec un amant différent chaque soir dans mon lit, savoir qu'au moins un homme profite d'un corps auquel il n'a pas accès. Alors il imagine que le fait que je porte un costume-cravate trahi une furieuse envie d'un homme...  Et il voit jusque dans la forme de mon téléphone portable ou de la pince qui retient mes cheveux un symbole phallique trahissant un manque... Et c'est moi qui suis anormale??
     
    Annoncer mon homosexualité à un homme qui me drague est la plus mauvaise idée que j'ai pu avoir... Devoir rentrer dans un moule qui ne me correspond pas, celui d'une femme qui n'aime pas les hommes, alors que c'est juste que je ne les désire pas. La nuance est sans doute trop faible pour son esprit étriqué.
     
    Mon C. je parle des hommes en général, et d'un en particulier, mais pas de toi, évidement...
     
    4/22/2006

    Mots

    Parfois un texte résume bien mieux que n'importe lequel de mes mots personnels mon état d'esprit du moment... Et j'ai pas forcement envie d'être plus claire que ce noir désir qui me hante...
     
    Noir désir - Le vent nous portera
    (B.Cantat - NoirDesir / 2001)
     
    Je n'ai pas peur de la route
    Faudrait voir, faut qu'on y goûte
    Des méandres au creux des reins
    Et tout ira bien

    Le vent l'emportera

    Ton message à la grande ourse
    Et la trajectoire de la course
    A l'instantané de velours
    Même s'il ne sert à rien

    Le vent l'emportera
    Tout disparaîtra
    Le vent nous portera

    La caresse et la mitraille
    Cette plaie qui nous tiraille
    Le palais des autres jours
    D'hier et demain

    Le vent les portera

    Génétique en bandoulière
    Des chromosomes dans l'atmosphère
    Des taxis pour les galaxies
    Et mon tapis volant lui

    Le vent l'emportera
    Tout disparaîtra
    Le vent nous portera

    Ce parfum de nos années mortes
    Ceux qui peuvent frapper à ta porte
    Infinité de destin
    On en pose un, qu'est-ce qu'on en retient?

    Le vent l'emportera

    Pendant que la marée monte
    Et que chacun refait ses comptes
    J'emmène au creux de mon ombre
    Des poussières de toi

    Le vent les portera
    Tout disparaîtra
    Le vent nous portera
       
    4/21/2006

    Tout ça pour ça...

    Le téléphone au pied du lit pour être sûre de pouvoir répondre si jamais il m'appelle en pleine nuit, avec comme premier réflexe le matin, l'automatisme d'allumer mon pc pour vérifier mes e-mails.
    Des papiers et crayons disséminés partout dans ma voiture, pour prendre des notes au premier feu rouge venu et des copies de tous nos dossiers qui s'accumulent sur la table du salon.
    Des chiffres plein la tête, des références, des quantités, des prix, et un vocabulaire se limitant à "demande - offre - lettre de crédit - certificat d'origine - transport - livraison", tout en étant suspendue au moindre de ses contacts.
    Je ne vais plus manger, plus dormir, plus penser à autre chose qu'à lui, à l'autre bout du monde...
     
    Tout ça parce qu'il est loin, parce qu'il a besoin de moi, parce qu'il faut que j'assure pendant son absence, que je gère le bureau et son travail pendant son absence...
     
    Et tout ça pour gagner ce contrat. J'suis accro à mon boulot et une fois que le contrat sera signé, je me promets de prendre 2 semaines de vacances en coupant mon téléphone, en ne branchant plus mon pc, et en oubliant comment on envoie un fax... Tu parles Frède, y aura tout le suivi de la commande à faire...
     
    Mais en attendant... Au secours! Big boss part en voyage d'affaires et l'assistante de direction devient directrice!!
     
    4/20/2006

    Re-rencontre

    Mon prénom... Je viens d'entendre mon prénom...
     
    Le temps de me retourner et je me retrouve face à son sourire ultrabrite.
    La première fois que j'ai vu ce sourire, c'était à l'école, j'avais 7 ans.
    Puis nous avons grandi, il fut mon premier amour d'ado (et qui dit premier dit éphémère)
    Nous nous sommes retrouvés à 20 ans pour une nuit mémorable (qui restera dans les annales)
    Notre vie d'adulte nous a séparés (parce que nous sommes devenus adultes justement)
    Et nous nous sommes mariés (même pas ensemble)
    Nous avons fait des enfants (jadentiz et jodé).
     
    Et voilà, on se retrouve à se raconter les 10 années passées face à un coca et un cheeseburger.
    Donc forcement, on s'échange nos numéros de tel. en se disant qu'on se rappelle pour se prévoir une soirée.
    Et il me rappelle 3 fois le lendemain et 5 le surlendemain...
    J'ai comme l'impression qu'il voudrait bien revenir en CE1 pour me courir après et soulever ma jupe...
     
    4/19/2006

    Homophobie au coin de la rue...

    "toi la gouine, ta gueule!" (en voulant mettre ça comme titre, je réalise que c'est du texte interdit par msn, je ne sais pas lequel des 2 mots commençant par G fait que le bât blesse...)
     
    Là forcément, je perd mon sang froid. Surtout que ce qui n'est ni plus ni moins que de l'homophobie (mes préférences sexuelles n'ont aucun rapport avec mon droit de l'ouvrir si je le veux), passe pour la bonne boutade du quartier...
     
    Quoi que je pense, dise, fasse, je n'ai de toute façon pas le même poids de cette chère Madame Z. que j'étais, bien hétéro. Parce que pas un seul voisin ne se serait permis de m'insulter il y a quelques années. J'étais bien vue dans le village, mariée au banquier du coin. Je suis en couple maintenant avec LA banquière et ça passe mal...
     
    Et je ne peux m'empêcher de penser que si une personne a le besoin de sortir cette insulte suprême, c'est sans doute parce que j'assume mes choix alors même que lui ça le titille (d'ailleurs j'lui ai dit et ça lui a pas plu...).
     
    Je me crois le centre du monde il parait... Oui! Et si le monde tournait comme moi, qu'est ce qu'il serait beau...

    Frède 

    4/18/2006

    Retour...

    A chaque week end passé "là bas" , je relis ce texte (qui n'est pas de moi donc...). A chaque relecture je me marre toujours autant... Et il résume très bien le taux d'alcolémie ambiant...

     

    Dinde au Whisky

    Acheter une dinde d'environ 5 kg pour 6 personnes et une bouteille de whisky; prévoir du sel, du poivre, de l'huile d'olive, des bardes de lard.

    Barder la dinde de lard, la ficeler, la saler, la poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.

    Faire préchauffer le four thermostat 7 pendant dix minutes.

    Se verser un verre de whisky pendant ce temps la.

    Mettre la dinde au four dans un plat a cuisson.

    Se verser ensuite 2 verres de whisky et les boire.

    Mettre le therpostat a 8 après 20 binute pour la saisir.

    Se bercer 3 berres de whisky.

    Apres une debi beurre, fourrer l'ouvrir et surveiller la buisson de la pinde.

    Brendre la vouteille de biscuit et s'enfiler une bonne rasade derrière la bravate - non - la cravate.

    Apres une demi heure de blus, tituber jusqu'au bour. Oubrir la putain de borte du bour et reburner - non - revourner - non - recourner - non - enfin, mettre la guinde dans l'autre sens.

    Se pruler la main avec la putain de borte du bour en la refermant - bordel de merde.

    Essayer de s'asseoir sur une putain de chaise et se reverdir 5 ou six whisky de verres ou le gontraire, je sais blus.

    Buire - non - luire - non - cuire - non - ah ben si - cuire la bringue bandant 4 heures.

    Et hop, 5 berres de plus. Ça fait du bien par ou que ça passe.

    R'tirer le four de la dinde.

    Se rebercer une bonne goulée de whisky.

    Essayer de sortir le bour de la saloperie de pinde de nouveau parce que ça a raté la bremière fois.

    Rabasser la dinde qui est tombée bar terre. L'ettuyer avec une saleté de chiffon et la foutre sur un blat, ou sur un clat, ou sur une assiette. Enfin, on s'en fout...

    Se peter la gueule à cause du gras sur le barrelage de la buisine et essayer de se relever.

    Décider que l'on est aussi bien par terre et binir la mouteille de rhisky.

    Ramper jusqu'au lit, dorbir toute la nuit.

    Le lendemain, à 13h. 30, déjeuner d’un cocktail d’aspirine et d’alka saltzer et donner la dinde brûlée au chien.

    Frède 

    4/13/2006

    Bon week end et à mardi

    Quand elle doit, une veille de week end Pascal, retourner au bureau à 20 heures...
    Quand elle se casse un ongle...
    Quand Jadentiz lui a pris le peu d'énergie qu'elle avait pour la faire courir dans tout l'appart...
    Quand sa connection internet saute...
    Quand sa mère lui rappelle une énième fois son manque de disponibilité...
    Quand elle a rien à se mettre sur le dos...
    Quand son boss la harcèle de message sur son répondeur...
    Quand le frigo est vide...
    Quand son ex lui fait des e-mails assassins...
    Quand l'autre ex a oublié de lui verser la pension de sa fille...
    Quand elle découvre un mega coup de portière sur la carrosserie de sa voiture neuve...
    Et quand tout ça se passe le même jour...
     
    Frède pète un plomb...
     
    Et quand Frède pète un plomb, elle remplit une valise et se barre en week end dans son fief...

     

       
    4/12/2006

    10 lignes

     
    Des mots jetés ici.
    Des coups de gueule, des coups de coeur...
    Des messages en pointillés, des incompréhensions...
    Des rencontres à Genève, à Paris, à l'autre bout de la France...
    Des cafés, des cocas, des martinis...
    Des pseudos qui défilent, des gens que je ne connais pas...
    Des prénoms, des visages, des sourires, des larmes...
    De la tendresse reçue, de la tendresse donnée...
    De la méchanceté et de la médisance... aussi.
    Et un amour qui croit...
     
    4/10/2006

    Faut qu'j'vous explique...

    Vous êtes de plus en plus nombreux à m'parler sur msn...
     
    Avant à tous, j'faisais un mail mais maint'nant j'ai la flemme...
     
    Mais faut quand même que j'vous dise...
     
    Sans que ça passe pour d'la vantardise...
     
    La journée, j'suis occupée, j'suis au boulot...
     
    Le soir, j'suis absente, y a jadentiz, c'est mes marmots...
     
    Toujours vous pouvez m'parler si vous voulez...
     
    Surtout n'pensez pas que j'suis en train d'vous ignorer...
     
    C'est juste qu'j'suis pas vraiment disponible...
     
    J'suis overbookée, me prenez pas pour cible...
     
    4/9/2006

    Diary

    Jade, me voyant face à mon pc, me demande sur quoi je travaille (elle m'a vue depuis plus d'une semaine sur mon ordi pour bosser des dossiers pro), et s'approchant de l'écran, elle y reconnaît ce qu'elle appelle "le journal de maman". Elle s'imagine une multitude de code pour en bloquer l'accès. Et ça m'amuse de voir ses yeux ébahis quand je lui explique que non, n'importe qui peut me lire...
     
    Elle a elle aussi, comme toute petite fille de son âge, un petit carnet (rose, bien évidement) fermé par un petit cadenas (doré, bien sûr) qui s'ouvre grâce à une clef (en fleur, pour finir la panoplie). Elle y confie ses amours pour Robin, Alexandre, ou Jeremy; ses sorties au restaurant ou ses après midi chez sa copine... Personne n'a accès à ce journal, il est strictement interdit d'y toucher, voire de le regarder...
     
    Alors elle s'interroge sur le fait que moi, mon journal, il est là, sur Internet et que n'importe qui peut le lire... Sauf elle justement puisque je lui en refuse l'accès. Quelle injustice! Et je ne lui ai pas dit, mais R. ;-) m'a donné l'excellente suggestion que cela me permettrai, quand elle sera en âge de me lire, quand je l'estimerai en âge de me comprendre, de lui livrer mes secrets, mes doutes... ma vie...
     
    Ma vie de Maman homo qu'elle subit et qu'elle n'accepte pas toujours aussi facilement que je veux bien le croire, qu'elle ne comprend pas vraiment du haut de ses 10 ans, qu'elle cache parfois à certaines personnes ou dont elle ne veut parler à d'autres. Qu'elle comprenne juste que cela n'a pas été toujours facile à gérer au quotidien mais que quoi que j'ai fait, je l'ai malgré tout toujours fait en fonction d'elle et de ses frère et soeur... Et que... je les aime plus que tout...
     
    Mes jadentiz au petit nom si doux.
     
     
    4/8/2006

    Anarchie du samedi matin...

    ... ou comment revendiquer un statut de mère imparfaite...
     
    Jade est partie chez une copine. Rev'nue 30 secondes juste pour reprendre son monopoly, écoutant à peine mon ordre de rentrer avant de déjeuner et excitant le chien au passage.
     
    Enzo refuse obstinément de ranger sa chambre, au profit de la demande d'un énième visionnage de "ses" mysterieuses cités d'or, tout en pleurant face à mon refus de lui donner à manger. Pis il peut pas ranger, le chien est couché sur le lit...
     
    Tizia ne comprends pas que le salon n'est pas sa salle de jeu et file dans la cuisine prendre une petite cuiller pour jouer à la dînette vu que le dit-chien lui a pris toutes les siennes...
     
    Et moi je suis là, censée être en congé après une semaine de boulot harassante. Devant m'occuper de mes titous... Et me retrouvant à pêter un plomb face une troupe de 4 monstres qui imposent chacun leur loi...
     
    Suis une mère indigne maman, t'as raison... Démissionnaire, lesbienne, toujours overbookée, ne pensant qu'à mon plaisir... pis encore tu sais pas tout...
     
    M'en fous. C't après midi je les laisse à Belle et je file chez l'esthéticienne pendant au moins 2 heures... Parce que moi aussi j'aime qu'on s'occupe de moi...
     
     
    4/5/2006

    M'man, tu m'manques...

    Je devenais bien rodée dans la maîtrise de mon temps entre les rendez vous, le boulot et l'école. J'ai donc rajouté une épreuve à mon marathon hebdomadaire. Faut croire que cela m'était trop facile de gérer les emplois du temps, et nous avons donc l'immense plaisir d'avoir le chien de ma mère pour la semaine dans notre appart'.
     
    Il y a quelques semaines elle me disait avoir besoin de vacances. Et moi forcement j'ai acquiescé, voyant déjà que si ma mère est en vacances, c'est toujours ça de moins comme réflexions dans la série "quelle horreur ma fille tu es lesbienne". Son souci étant son charmant toutou, j'ai promis que je le garderai... Et une promesse étant une promesse, et ben j'ai hérité du chien pour 10 jours...
     
    Oh il est charmant, 30 cm de haut, 4 kilos, 7 mois, une boule de poil toute blanche... Un amour de peluche... Il n'aboie jamais, est super gentil avec Jadentiz, sage au restaurant, aimé de tout le monde...
     
    Mais quand je vois que je dois l'emmener au bureau (et nettoyer ce qu'il a fait sur le superbe tapis persan de mon boss); quand je le vois étalé sur mon canapé (et accessoirement sur le pull de Belle); quand je me lève et que ma première pensée est "pffff faut sortir le chien" (et vu mon humeur le matin, je considère comme un exploit le fait que j'accepte de le faire); quand je trouve ses poils sur les sièges de ma voiture (blanc sur noir, ça le fait dans le genre voyant); quand je me retrouve avec un 4ème gamin qui va piquer les jeux des trois autres (ou trois gamins qui veulent tous jouer seul avec le 4ème).... je me dis que finalement, je suis pressée que Maman revienne de sa thalasso...
     
     
    4/3/2006

    Miam

    J'apprend aux Jadentiz à manger à peu près sainement. Il m'arrive de leur refuser un gâteau au profit d'une pomme. Et je m'empare toujours de la poêle avant que Belle ne se lance dans sa cuisine au beurre pour lui faire découvrir les bienfaits de l'huile d'olive...
     
    Mais là... sachant que je viens de m'avaler 500 grammes de fraises... avec 20 cl de crème... et une montagne de sucre en poudre...
     
    Vais-je pouvoir regarder Jadentiz dans les yeux demain matin en leur refusant leur nutella sous prétexte qu'il y a trop de graisse dedans? Et pis Belle va-t-elle m'autoriser à me plaindre d'avoir du mal à digérer et de ne plus rentrer dans mon pantalon alors qu'elle va voir le cadavre de crème liquide dans la poubelle?
     
    Bon, demain au p'tit dej', ce s'ra nutella pour soulager ma conscience de mère experte es "fais c'que j'dis-fais pas c'que j'fais". Et je crois que là maintenant tout de suite je vais me faire une verveine, descendre la poubelle, et dire que toutes les fraises étaient pourries et que je n'ai pu en manger que 3 petites misérables survivantes... Et surtout... j'arrête de dire qu'il faut que je perde mes kilos en trop...
     
    (parce que franchement qu'est ce que c'était bon ce dessert improvisé!) 
     
     
    4/1/2006

    Lecture

    La panière est remplie de linge repassé, plié et n'attendant plus que d'être rangé. Le lave vaisselle attends patiemment qu'une âme charitable ait enfin l'idée géniale d'appuyer sur un bouton afin qu'il puisse accomplir sa mission. Les feuilles du bambou me supplient de leur donner de l'eau. Polnareff va finir par se lasser de me chanter qu'il m'aime si je ne change pas de cd.
     
    Et pourtant je reste sur le canapé, stoïque mais l'esprit en ébullition. Par le simple pouvoir d'un amour d'ado retrouvé. La lecture...
     
    Un best seller que je ne voulais même pas commencer, de peur de le voir finir comme tant d'autres sur ma table de chevet. Parce que je n'ai pas le temps, l'envie, l'occasion, l'énergie d'aller plus au delà dans ma lecture. Parce que je préfère dire que je n'ai pas lu un bouquin plutôt que d'avouer que je l'ai abandonné. Parce que je crains de céder à cet effet de mode qui fait qu'il y a des livres à lire, des films à voir, des cuisines à aimer pour briller en société; même si ça titille mon sens de la culture générale de reconnaître que mes lectures se résument à l'heure actuelle aux "marie claire" de 2005 dans la salle d'attente de l'orthophoniste, et aux "têtu" et "max" auxquels Belle et moi sommes abonnées.
     
    Et puis... Il y a eu CE livre. Le genre de bouquin qui créé en vous le dilemme incommensurable d'avoir envie d'en lire la fin et d'appréhender de ne plus avoir ce rendez vous quotidien. Offert par un client à une Belle qui a pris peur en voyant le pavé mais que j'ai commencé à lire comme ça, une fois. Il a du me sauter dans les mains...